« Avant le mot moelleux sur l'étiquette, lisez la part de duvet ou le type de fibre. Vérifiez ensuite la durée d'essai, car la douceur d'un oreiller se juge après plusieurs nuits. »
Duvet, mélange ou fibres, d’où vient le moelleux
Le duvet est le flocon léger qui pousse sous les plumes de l’oie ou du canard. Sans tuyau, il emprisonne l’air et donne l’accueil le plus souple et le plus léger à volume égal. Les plumes gardent un tuyau qui leur donne du ressort, et plus il y en a, plus l’oreiller tient. Un oreiller plume et duvet se lit donc à son pourcentage, et plus la part de duvet monte, plus il devient léger et souple. Un modèle annoncé « moelleux » avec 15 % de duvet reste surtout un oreiller en plumes, que vous retrouverez dans notre comparatif des oreillers en plume.
La quantité de garnissage compte autant que la recette. Plusieurs fabricants vendent le même mélange en version ferme, plus garnie, et en version moelleuse, nettement moins garnie. Comparez donc le poids de garnissage quand il est publié.
Les fibres synthétiques imitent ce comportement. Fibres creuses, microfibres ou flocons de polyester gonflent bien et passent plus facilement en machine. Elles conviennent si vous réagissez aux plumes ou si vous refusez les matières animales, avec un gonflant qui s’use un peu plus vite que celui d’un bon duvet.
Oie ou canard, et le cas des plumes d’oie
À part de duvet égale, le duvet d’oie forme en général des flocons plus gros que celui de canard. Il gonfle davantage pour un poids moindre, d’où un oreiller en duvet d’oie plus léger et plus cher. Le chiffre qui permet de comparer est le pouvoir gonflant, exprimé en cuin (pouces cubes par once de duvet), que seuls les fabricants les plus précis publient.
Méfiez-vous des oreillers vendus « en plumes d’oie », car l’espèce ne change rien au ressort de la plume. Si c’est le moelleux qui vous intéresse, cherchez la part de duvet sur l’étiquette avant l’animal.
Quel moelleux selon votre position
- Sur le ventre, un oreiller moelleux et bas est le bon choix, car il laisse la tête presque à plat sans cambrer la nuque.
- Sur le dos, un moelleux de hauteur moyenne cale la nuque sans pousser le menton vers la poitrine.
- Sur le côté, un oreiller très souple s’écrase sous le poids de la tête et laisse un vide sous l’oreille. Préférez un mi-moelleux réglable ou un modèle plus garni, et voyez notre comparatif d’oreillers pour dormir sur le côté.
Si vous souffrez des cervicales, un oreiller moelleux tiendra mal la nuque, et un oreiller ergonomique sera plus indiqué.
Housse, taie et entretien
La plupart des oreillers en duvet passent en machine une à deux fois par an, quelques modèles haut de gamme ne vont qu’au pressing, et tous demandent un séchage long pour retrouver leur gonflant. La parade est une housse d’oreiller zippée en coton, glissée sous la taie et lavée aussi souvent que vos draps. Elle protège aussi les synthétiques, dont les fibres perdent un peu de volume à chaque lavage.
Côté taie, laissez de l’aisance au garnissage. Tediber conseille par exemple une taie 65x65 pour son carré 60x60. Notre guide pour laver un oreiller en machine détaille les températures et le séchage.