« Choisissez votre oreiller en latex d'après sa hauteur avant sa fermeté, puis vérifiez que la marque publie la densité et la part de latex naturel. Sans ces deux chiffres, le mot naturel sur l'étiquette ne prouve pas grand-chose. »
Latex naturel, synthétique ou mélange
Le latex naturel vient de la sève de l’hévéa, moussée puis vulcanisée pour former une mousse élastique. Le latex synthétique en reproduit la structure à partir du pétrole, pour moins cher, et beaucoup d’oreillers vendus « en latex » mélangent les deux sans afficher la proportion. La mention « 100 % naturel » signifie que la gomme ne contient pas de latex synthétique, pas que le bloc ne contient rien d’autre. La vulcanisation ajoute en effet quelques pour cent d’agents, et LatexBio comme Kipli précisent un taux réel d’environ 97 % de lait d’hévéa. Si la page du produit ne donne aucun pourcentage, partez du principe qu’il s’agit d’un mélange.
Les labels aident à trier, à condition de figurer sur la page du produit et pas seulement dans le bandeau du site. Eurolatex ECO-Standard, chez Kipli, encadre les émissions et les substances du latex. GOLS, sur les flocons de Revolana, certifie un latex issu de l’agriculture biologique. FSC, chez LatexBio, atteste une sève récoltée dans des plantations gérées durablement.
Deux procédés coexistent. Le Dunlop coule la mousse dans un moule avant de la vulcaniser, ce qui donne un bloc plus dense. Le Talalay ajoute une mise sous vide et une congélation, pour une mousse plus aérée et plus régulière, mais plus chère et rare en oreiller. Parmi nos modèles, seul LatexBio précise le sien, du Dunlop.
Bloc moulé ou flocons
Un bloc moulé garde la même forme et la même hauteur pendant toute sa vie. Si elles ne vous vont pas, vous ne pourrez rien y changer. Les flocons se tassent et se déplacent, mais une fermeture à glissière permet d’en retirer ou d’en ajouter, ce qui en fait la seule option réglable. Prévoyez en échange de les redistribuer à la main de temps en temps.
Forme classique ou ergonomique
La forme classique, un pavé rectangulaire, convient à toutes les positions et se pose dans n’importe quel sens. La forme en vague, comme chez Kipli ou Someo, place un bourrelet sous la nuque et un creux sous la tête. Elle aide surtout sur le dos, et notre comparatif des oreillers ergonomiques pour les cervicales détaille ses variantes. LatexBio estime qu’il faut au moins deux semaines pour s’habituer à un nouvel oreiller en latex, quelle que soit sa forme.
La hauteur compte plus que la fermeté. Sur le côté, l’oreiller doit combler la distance entre l’épaule et l’oreille, d’où l’intérêt d’un bloc de 14 cm pour une carrure large, comme l’explique notre sélection pour dormir sur le côté. Sur le dos, un bloc de 10 à 12 cm convient à la plupart des dormeurs. Sur le ventre, un bloc est presque toujours trop haut.
Latex ou mémoire de forme
Les deux soutiennent la nuque, de deux façons opposées. La mémoire de forme se ramollit à la chaleur du corps, s’enfonce lentement et garde l’empreinte de la tête quelques secondes. Le latex réagit tout de suite et accompagne la tête quand vous bougez, ce qui facilite les changements de position. Un bloc de latex perforé laisse aussi mieux passer l’air qu’une mousse viscoélastique pleine. En contrepartie, il pèse plus lourd et coûte souvent plus cher. Si la sensation d’enveloppement vous attire, comparez avec notre sélection d’oreillers à mémoire de forme.
Format et taie
Les blocs en latex sont plus petits que les oreillers garnis de fibres ou de plumes. Comptez 40x60 chez LatexBio et Someo, 38x55 pour l’ergonomique de Kipli, 42x62 ou 40x70 pour son modèle rectangulaire, que la marque glisse dans une taie 50x70. Si votre linge de lit est en 60x60 ou en 65x65, tournez-vous vers les modèles en flocons, qui existent dans ces formats carrés. Pour comparer avec les autres garnissages, notre comparatif des meilleurs oreillers réunit toutes les familles.