« Je conseille un surmatelas moelleux à ceux dont le matelas est trop dur mais encore droit. Sur un lit partagé, je privilégie une mousse dense, qui ne garde pas la trace du dormeur le plus lourd. »
Quel surmatelas pour un matelas trop ferme ?
Vérifiez d’abord que votre matelas est trop ferme et non usé. Gérard Delautre, président de l’Association pour la Literie, propose un test simple rapporté par la RTBF. Allongé sur le dos, « si on peut passer sa main entre les reins et le matelas, il est trop ferme ». Dans ce cas, un surmatelas moelleux comble ce vide et soulage l’épaule et la hanche quand vous dormez sur le côté.
Si votre matelas garde au contraire la marque de votre corps le matin, le problème vient de l’affaissement, et le moelleux n’y changera rien. Test-Achats le rappelle dans son guide des surmatelas, un surmatelas « ne redonnera pas vie à un matelas en mauvais état ou affaissé ». Pour un matelas ferme qui commence seulement à fatiguer, préférez un modèle posé sur une base haute résilience, comme le Cosy Max de Nyte. Et si votre souci est inverse, avec un matelas trop mou, c’est un surmatelas ferme qu’il vous faut.
L’épaisseur, selon l’usage et le gabarit
Sur un matelas trop dur, 4 cm adoucissent la surface sans transformer le couchage. Cette épaisseur convient à un lit d’amis, à un canapé convertible ou à un dormeur léger. Pour le lit de tous les jours, visez 6 à 8 cm, et choisissez 8 cm avec une base haute résilience si votre gabarit est fort, sinon l’épaule traverse la couche souple et retrouve la dureté du matelas. Au-delà de 8 cm, notre sélection de surmatelas épais prend le relais.
Mémoire de forme, flocons ou latex, trois moelleux différents
La mémoire de forme enveloppe lentement et épouse la silhouette, c’est le moelleux cocon. Elle réagit à la température, et Test-Achats note qu’elle peut paraître plus ferme dans une chambre froide, un détail utile si vous dormez fenêtre ouverte en hiver. Une densité de 50 kg/m³ lui évite de se creuser en quelques mois, et notre comparatif des surmatelas à mémoire de forme détaille ce critère.
Les fibres et les flocons donnent l’effet nuage, un gonflant de couette très doux qui porte moins bien le corps. Les modèles en plumes et duvet jouent sur le même registre. Le latex naturel offre un moelleux plus rebondi et plus frais, apprécié de ceux qui changent souvent de position. Quant aux surmatelas dits teddy, ils doivent leur nom à leur housse en polaire bouclée, douce au toucher, qui ne dit rien du garnissage placé dessous.
Essai et taille, à vérifier avant de commander
Le moelleux reste une sensation très personnelle. Un essai de 100 nuits, comme chez Mello, Nyte et Tediber, laisse au corps le temps de s’habituer, alors que 30 nuits chez Slome et LatexBio obligent à trancher vite. Côté taille, le 160x200 et le 140x190 existent chez tous les modèles de ce classement.
Les modèles comparés en un coup d’œil