« Sur un lit qui se plie, regardez la fixation avant le confort. Un surmatelas qui descend vers le pied du lit à chaque relevage finit au placard, aussi moelleux soit-il. »
Un surmatelas par matelas, à la bonne largeur
La plupart des lits articulés de 140 à 180 cm réunissent deux sommiers et deux matelas qui se relèvent chacun de leur côté. Posez alors un surmatelas sur chaque matelas. Une plaque unique serait tirée par le côté qui monte et marquerait un pli au milieu du lit. Le lit en 2x80x200, le plus courant, a son propre comparatif des surmatelas 2x80x200.
Certains sommiers électriques en deux parties acceptent aussi un seul grand matelas. Celui de Tediber synchronise alors ses deux côtés, qui montent jusqu’à 49° à la tête et 24° aux pieds selon la marque. Un surmatelas d’une pièce suit ce mouvement sans être tiré d’un seul côté. Si votre lit ne s’articule pas du tout, notre classement général des surmatelas sera plus utile.
La pliure, une affaire d’épaisseur et de matière
Dossier relevé, le surmatelas se plie presque à angle droit au niveau du bassin. Les fibres et le latex suivent sans résister, la mémoire de forme aussi tant qu’elle reste autour de 4 à 8 cm. Une plaque épaisse posée sur une base ferme en mousse haute résilience résiste davantage et peut former un bourrelet à la charnière, et nous n’en avons retenu aucune ici. Ajoutez enfin l’épaisseur du surmatelas à celle du matelas et vérifiez que la barre de maintien au pied du sommier retient encore l’ensemble une fois le dossier levé.
Fixation, housse et poids
Quand le dossier monte, le poids du corps pousse le surmatelas vers le pied du lit. Une jupe ou un bonnet qui enveloppe le matelas résiste le mieux, puis des élastiques réglables avec un dessous antidérapant, puis de simples élastiques d’angle. Côté poids, Slome annonce 2,6 kg pour son Nuage en 90x200, LatexBio 5 kg en 80x200 et Mello 6,2 kg pour le Duo dans la même taille, des écarts qui se sentent quand on installe deux surmatelas.
Le cas du lit médicalisé
Un lit médicalisé n’est pas un lit électrique comme les autres. Son matelas répond souvent à une prescription, et un surmatelas de confort ne remplace pas un support d’aide à la prévention des escarres. Dans son avis du 30 juin 2004 sur ces supports, publié par la HAS, la commission d’évaluation range les supports de confort en catégorie 0, au service rendu jugé insuffisant pour prévenir l’escarre. Son cahier des charges limite aussi à 20 cm l’épaisseur cumulée du matelas et du surmatelas en mousse viscoélastique sur un lit médical. Les supports de prévention se prescrivent, et l’Assurance maladie cite par exemple le matelas en mousse haute résilience de type gaufrier parmi les dispositifs qu’un masseur-kinésithérapeute peut prescrire.
Reste la sécurité. Le rapport de la HAS sur les lits médicaux (novembre 2007) recense 40 décès par chute ou piégeage en France entre 1996 et 2006, et rappelle que les matelas ne sont pas compatibles avec tous les lits et toutes les barrières. Chaque centimètre de surmatelas réduit d’autant la hauteur de barrière au-dessus du couchage. Parlez-en donc au soignant ou au prestataire avant d’en ajouter un. S’il donne son accord, préférez un modèle léger, peu épais et à housse lavable en machine.